12/06/2013

Surfer sur la vague bio : faites-le en connaissance de cause !

De nombreux entrepreneurs projettent de se lancer dans la restauration bio. Mais ne s’improvise pas commerçant bio qui veut ! Voyons en quelques questions ce qu’implique réellement l’appellation « bio » et les outils existants pour la soutenir.

On estime que le marché des produits biologiques croît de 10 à 15% par an. A la maison, la part du budget que les ménages consacrent à ces produits ne cesse d’augmenter. A l’extérieur, ils se montrent de plus en plus soucieux de savoir ce qui se trouve dans leur assiette. Le goût des aliments, la santé, la protection de l’environnement et l’attrait pour la dimension locale sont les raisons les plus avancées par le consommateur de produits bio. Pour répondre à cet appel, les restaurateurs et autres cuisiniers de collectivités s’approvisionnent de plus en plus en produits issus de l’agriculture biologique.

De notre côté, on constate une augmentation des demandes adressées aux 1819 de la part d’entrepreneurs qui projettent de se lancer dans la restauration bio. Il est toutefois plus rare d’être interrogé sur la portée de l’étiquetage bio pour l’activité. Hors, ne s’improvise pas commerçant bio qui veut ! Voyons en quelques questions ce qu’implique réellement l’appellation « bio » et les outils existants pour la soutenir.

Vous avez dit « bio » ?

Le terme « bio » désigne les aliments produits de la manière la plus naturelle possible.  Dans un premier temps, il se réfère à l’agriculture biologique qui vise à réduire au minimum notre impact sur l’environnement et se fonde une série de  pratiques allant dans ce sens (rotation des cultures, usage limité d’engrais chimiques, interdiction des OGM, respect des conditions locales, élevage en plein air…). Mais le bio fait aussi partie d’une filière plus large qui comprend la préparation des aliments, la distribution, la commercialisation et la consommation de ces mêmes aliments.

L’appellation « bio » est protégée par un règlement européen strict qui date de 1991 et qui est mis à jour régulièrement.  Pour qu’un produit soit qualifié de « bio », il doit donc respecter des règles tant au niveau de sa production que de sa transformation, de sa distribution et de sa commercialisation. En plus des contrôles classiques effectués sur tous produits alimentaires, les produits biologiques sont donc contrôlés de manière spécifique selon un cahier des charges européen.

Comment le consommateur reconnait-il le bio ?

Pour le consommateur, les produits issus de la filière biologique sont identifiables au travers de labels. En fonction de la certification, il peut ainsi mieux connaitre les engagements qui sont pris à différents échelons de la chaine de vente.

En Belgique, la première référence est le label européen pour l’agriculture biologique. En complément, il existe des labels nationaux, publics ou privés. Le label BioGarantie, par exemple, se base sur un cahier des charges privé qui complète le règlement européen et  couvre notamment le domaine de la restauration collective.

Le site www.infolabel.be est une initiative de plusieurs organisations qui vise à aider le consommateur à faire le tri dans les labels en explicitant clairement toutes les étiquettes que le consommateur peut trouver sur le marché.

Savez-vous ce que cela implique à Bruxelles ?

En application de la législation européenne, la Région de Bruxelles-Capitale contrôle la chaîne de vente des produits biologiques. En principe, toutes les entreprises qui produisent, préparent, entreposent ou transportent des produits biologiques doivent se faire contrôler avant de démarrer leur activité. Ceci prend soit la forme d’une simple déclaration soit d’un contrôle via des organismes agréés (Certisys, Quality Partner et TÜV Nord Integra).

En réalité, les personnes qui doivent se faire contrôler sont celles qui :

  • produisent, préparent ou stockent des produits bio ou ;
  • importent des produits bio de pays situés hors de l’Union européenne ou ;
  • vendent chaque année pour plus de 5 000€ de produits bio non pré-emballés (prix d’achat).

Le site de Bruxelles Economie et Emploi précise ces différentes procédures.

Vous voulez surfer sur la vague bio ou aller plus loin ? Sachez qu’il existe un guide de la consommation durable et de nombreux outils.

Pour vous informer davantage sur le bio

Découvrir les règlementations

Bénéficier de soutien financier

  • Bruxelles-Environnement organise régulièrement un appel à projet qui vise à accorder jusqu’à 15 000€ aux actions menées en faveur de l’alimentation durable à Bruxelles. Soyez attentif au lancement de cet appel à projet qui aura lieu dans les tous prochains mois via son site internet ! Abonnez-vous à la newsletter Good Food

  • La Bourse Entrepreneuriat durable de Village Finance octroie une bourse de lancement aux starters qui démarrent un projet durable et répondent à certaines conditions.

Se faire conseiller 

Auteur/Organisation: 
Agence bruxelloise pour l'Entreprise - Nathalie Fabry

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